OpenClaw est gratuit. Licence MIT, aucun abonnement, environ 392 900 étoiles sur GitHub : c'est le projet open source le plus suivi de sa catégorie. Alors pourquoi trouve-t-on, dans les guides et les fils de discussion, des factures de 200 à 260 $ par mois ?

Parce que « gratuit » ne désigne ici que le logiciel. Il faut aussi une machine qui reste allumée, un modèle d'IA branché dessus, et du temps pour le sécuriser. Selon un guide d'hébergeur, le modèle représente à lui seul plus de 90 % de la dépense dans la plupart des configurations. Les fourchettes publiées vont de 6 $ par mois en usage léger à plus de 500 $ en usage lourd.

Cet article démonte le budget d'OpenClaw ligne par ligne : hébergement, modèle, heartbeat (le battement qui réveille l'agent même quand vous ne lui parlez pas), sécurité. Il compare ensuite avec Hermes Agent, l'alternative open source la plus citée, et indique le moment où un agent cloud comme Manus ou Perplexity Computer devient plus raisonnable.

Un cadrage avant de commencer. Je n'ai pas fait tourner OpenClaw pendant un mois pour mesurer ma propre facture. J'ai recoupé le dépôt GitHub, des guides de coût publiés par des hébergeurs, des rapports de cabinets de sécurité, les bases de vulnérabilités et le tracker d'issues, consultés le 23 octobre 2026. Les chiffres viennent de ces sources, et je signale chaque fois qu'elles se contredisent. Ça arrive souvent.

Ce que vous allez trouver : le budget réel d'OpenClaw poste par poste (de 6 à plus de 500 $ par mois selon les sources), le calcul en tokens du heartbeat, le coût caché de la sécurité, six réglages pour réduire la facture, et la comparaison avec Hermes Agent et les agents cloud.

5 postes pour estimer le coût d'un agent auto-hébergé

  • 1 Hébergement — où tourne l'agent : un ordinateur déjà possédé, un VPS à quelques dollars ou un service managé facturé au mois.
  • 2 Modèle — une API cloud facturée à l'usage ou un modèle local. C'est le poste qui varie de 1 à 100.
  • 3 Fréquence — heartbeats et tâches planifiées : l'agent consomme des tokens même quand vous dormez.
  • 4 Sécurité — le temps (et parfois l'argent) pour isoler la machine, mettre à jour et vérifier les skills installées.
  • 5 Votre temps — de 15 à 30 minutes d'installation pour un profil à l'aise avec un terminal, puis de la maintenance.

OpenClaw en deux minutes : ce qu'on installe vraiment

OpenClaw est un assistant IA open source, sous licence MIT, qui tourne sur votre propre machine et se pilote depuis les messageries que vous utilisez déjà. C'est la définition du dépôt officiel, et elle explique l'essentiel du budget : un programme qui reste actif, relié à un modèle d'IA.

Au centre, un Gateway local. Il sert de plan de contrôle pour les sessions, les outils, les événements et les connexions aux canaux. Les canaux listés sur le dépôt : Discord, iMessage, Slack, Teams, Telegram et WhatsApp, plus une vingtaine d'autres, dont Google Chat et Signal. Des applications natives existent pour macOS, iOS, Android, Windows et Linux, et elles ajoutent la voix, un canevas, la caméra ou l'écran sur les plateformes qui les gèrent.

Côté modèles, OpenClaw accepte des fournisseurs hébergés et des modèles locaux, échangeables comme des plugins. Claude, Codex et les modèles locaux sont cités en exemple. ClawHub sert de place d'échange pour de nouvelles capacités, le plus souvent des plugins construits avec le SDK du projet.

L'installation tient en une commande. Un script à lancer dans un terminal sur macOS, Linux ou WSL2, un script PowerShell sous Windows, ou npm install -g openclaw@latest --allow-scripts=openclaw si Node.js est déjà là (Node 24.16 ou plus, ou 26.1 et plus). Ensuite, openclaw onboard --install-daemon déclare un service qui reste actif en arrière-plan. Un tutoriel francophone estime l'opération à 15 à 30 minutes pour quelqu'un d'à l'aise avec un terminal.

Gratuit désigne le logiciel. La facture, elle, dépend de trois choix : où l'agent tourne, quel modèle le pilote, à quelle fréquence il se réveille.

Que fait-il concrètement ? Les guides francophones le résument ainsi : envoyer des e-mails, gérer un agenda, exécuter des commandes shell, lire et écrire des fichiers, le tout depuis une conversation WhatsApp ou Telegram. C'est précisément ce qui le rend utile, et ce qui impose de réfléchir à la sécurité avant de parler de budget.

Un mot sur l'historique, parce qu'il explique les noms qui traînent dans les anciens tutoriels. Le projet est apparu en novembre 2025 sous le nom Warelay, puis Clawdbot, puis Moltbot, avant de devenir OpenClaw le 30 janvier 2026. Plusieurs sources relient le premier changement à une objection d'Anthropic, le nom Clawdbot ressemblant trop à Claude. Son créateur, Peter Steinberger, a ensuite rejoint OpenAI en février 2026, selon des sources secondaires : un guide précise qu'OpenAI l'a recruté sans racheter OpenClaw. Le dépôt indique que le projet est supervisé par l'OpenClaw Foundation, une organisation indépendante à but non lucratif (501(c)(3)).

OpenClaw
Assistant IA open source auto-hébergé
392,9 k
étoiles GitHub, 23 oct. 2026

Licence MIT, Gateway local, plus de vingt canaux de messagerie, applications natives sur cinq systèmes, modèles hébergés ou locaux interchangeables. Le dépôt compte environ 82 600 forks.

G2 et Capterra : aucune fiche trouvée pour OpenClaw. Signal de popularité : environ 392 900 étoiles et 82 600 forks sur GitHub. Signal de sécurité : CVE-2026-25253 (exécution de code en un clic) corrigée dans la version 2026.1.29, selon Kaspersky.

Points forts

  • Licence MIT, aucun abonnement logiciel
  • 20+ canaux de messagerie et apps natives
  • Modèles cloud ou locaux interchangeables
  • Écosystème de skills et de plugins très large

Points faibles

  • Outils exécutés sur la machine hôte sans bac à sable configuré
  • Skills malveillantes recensées sur ClawHub
  • Coût d'API très variable, heartbeat compris
  • Mémoire entre sessions à configurer soi-même
À retenirOpenClaw est le plus large des agents open source, et le plus exposé. Il récompense ceux qui acceptent de le configurer, pas ceux qui veulent l'allumer et l'oublier.
Dépôt officiel : github.com/openclaw/openclaw

Le logiciel est gratuit : ce que la licence MIT change

Oui, OpenClaw est gratuit à télécharger, à modifier et à redistribuer. Tous les guides de coût consultés s'accordent sur ce point, et la licence MIT ne laisse aucune ambiguïté : pas d'abonnement, pas de paiement par siège, pas de fonction réservée à une offre payante.

Une licence MIT donne le code, pas un service : personne ne vous garantit une mise à jour de sécurité à une date précise.

Ce que la licence ne donne pas, en revanche, c'est un service. Personne ne vous garantit une disponibilité, des mises à jour de sécurité livrées à une date précise ou un interlocuteur au téléphone. Vous installez, vous mettez à jour, vous surveillez. Pour une personne à l'aise avec un terminal, c'est un compromis acceptable. Pour une équipe qui veut déléguer la maintenance, c'est un coût de plus à chiffrer.

Un détail de confidentialité mérite une ligne, parce qu'il concerne ce « gratuit » : par défaut, OpenClaw envoie une vérification de version quotidienne. Les statistiques d'usage anonymes sont, elles, désactivées sauf accord explicite. Le réglage update.checkOnStart: false coupe les deux, d'après le dépôt officiel.

Dernier point : comme aucune entreprise ne vend OpenClaw lui-même, le marché s'est organisé autour. Des hébergeurs proposent des instances managées, de 29 à 239 $ par mois chez un vendeur, 55 $ chez KiloClaw. Ces prix rémunèrent l'hébergement et le confort, pas le logiciel. Ils expliquent aussi pourquoi les guides de coût les plus détaillés sont écrits par des vendeurs d'hébergement : leurs chiffres sont utiles, mais jamais neutres.

Hébergement : vieux laptop, Mac mini, VPS ou service managé

L'hébergement d'OpenClaw coûte de 0 à 25 $ par mois dans la plupart des cas, et nettement plus pour un service managé. Les estimations convergent autour de 4 à 25 $ par mois pour un serveur qu'on administre soi-même, et à 0 $ si on réutilise un vieux laptop ou un Mac mini.

Le VPS générique tourne autour de 4 à 10 $ par mois. Contabo publie des paliers de 4,50 $ par mois pour un usage personnel jusqu'à 25 $ pour une équipe. Attention aux renouvellements : un guide d'hébergeur prévient qu'un plan à 4 $ peut passer à 10 ou 12 $ à l'échéance du premier terme.

Le Mac mini est devenu le symbole de cette catégorie, et ses limites sont documentées. Une machine à 16 Go suffit pour une installation neuve. Importer un historique de conversations ou faire tourner de longues sessions avec des plugins de mémoire pousse vers 64 Go, d'après un guide de mai 2026. Un autre rappelle que la mémoire unifiée est soudée et qu'elle ne pourra pas être augmentée plus tard. La principale raison d'acheter plus de mémoire, c'est de faire tourner des modèles locaux : OpenClaw lui-même consomme des modèles cloud par défaut.

OptionCoût mensuel relevéCe qu'il faut savoir
Vieux laptop ou Mac mini déjà possédé0 $ (hors électricité)Pas de frais d'hébergement ; la machine doit rester allumée et connectée
VPS générique administré soi-même4 à 10 $Renouvellement parfois plus cher (4 $ à 10-12 $ cité par un hébergeur)
VPS Contabo (paliers publiés)4,50 à 25 $Du palier personnel au palier équipe
Mac mini neuf (16 à 64 Go)Achat uniqueMémoire soudée, non extensible ; utile surtout pour les modèles locaux
Hébergement managé29 à 239 $ (un vendeur) ; 55 $ chez KiloClawLes tokens du modèle se paient en plus
Hébergement d'OpenClaw : paliers relevés
Matériel existant
0 $/mois
Vieux laptop ou Mac mini déjà là
Le plus courant
VPS auto-administré
4 à 25 $/mois
De 4,50 $ (personnel) à 25 $ (équipe) chez Contabo
Managé
29 à 239 $/mois
55 $ chez KiloClaw, tokens en plus
Tester OpenClaw

Gratuit, sans carte bancaire : le logiciel se télécharge depuis GitHub

Licence MIT, aucun abonnement. Comptez l'hébergement et l'API du modèle en plus, et 15 à 30 minutes d'installation si vous êtes à l'aise avec un terminal.

Voir OpenClaw sur GitHub → Logiciel gratuit, hébergement et API en sus

Le modèle : là où part 90 % du budget

La facture d'OpenClaw dépend d'abord du modèle d'IA qu'on lui branche. Un guide de coût affirme que le modèle représente plus de 90 % du total pour la plupart des configurations : l'hébergement à 5 $ pèse peu face à une API facturée à l'usage.

Les fourchettes publiées dessinent trois zones. En usage léger, de 6 à 13 $ par mois selon CometAPI, environ 7 $ selon Fast.io. Pour une petite entreprise ou une équipe, de 25 à 100 $. En automatisation lourde ou avec un modèle haut de gamme, de 100 à 500 $ et plus, avec une valeur extrême à 3 600 $ relevée chez ClawdHost, que je range parmi les exceptions.

Un cas précis circule : le même agent branché sur Claude Opus ou GPT-5.4, avec les réglages de heartbeat par défaut, atteindrait « tranquillement » 200 à 260 $ par mois selon une source. À l'autre bout, un modèle économique comme Gemini 2.5 Flash Lite est annoncé à 1 à 3 $ par mois. L'écart de 1 à 100 entre ces deux lignes est le vrai sujet de cet article.

Y a-t-il une sortie par le haut ? Oui : les modèles locaux, via Ollama par exemple, ramènent le coût d'API à zéro. Mais ils déplacent le problème vers le matériel, et vers la qualité des réponses. Un modèle local sur un portable de cinq ans ne tient pas la comparaison avec un modèle de pointe pour des tâches de plusieurs étapes.

Budget mensuel d'OpenClaw : les fourchettes relevées (en dollars)
0 $ 100 $ 200 $ 300 $ 400 $ OpenClaw, usage léger Hermes Agent (estimation) OpenClaw, PME ou équipe Hébergement managé seul OpenClaw, usage lourd 6 à 13 $ 5 à 80 $ 25 à 100 $ 29 à 239 $ (tokens en plus) 100 à 500 $ et plus
Données : CometAPI, Fast.io et ClawdHost pour OpenClaw ; guide Hostinger pour Hermes Agent ; vendeurs d'hébergement managé. Fourchettes d'éditeurs d'hébergement, pas des mesures indépendantes.
La pépite : le réglage qui pèse le plus sur la facture n'est pas le choix du modèle, c'est la taille du contexte envoyé à chaque réveil de l'agent. D'après un guide de mai 2026, passer le heartbeat en isolatedSession et lightContext ramène chaque exécution de l'ordre de 100 000 tokens à quelques milliers. Presque aucun comparatif n'en parle.

Le heartbeat : le coût que personne ne voit

Le heartbeat est le mécanisme qui réveille OpenClaw à intervalle régulier pour vérifier s'il a quelque chose à faire, même quand vous ne lui avez rien demandé. Chaque réveil envoie du contexte au modèle, donc consomme des tokens, donc coûte de l'argent. C'est le poste de dépense le plus facile à oublier.

L'intervalle par défaut dépend de la source. Un guide parle de 10 minutes avec le modèle principal. Un guide plus récent de mai 2026 donne 30 minutes, ou une heure si l'authentification passe par OAuth Anthropic. Un troisième document reprend les 30 et 60 minutes. Les sources se contredisent et les réglages ont pu évoluer entre leurs dates : vérifiez votre configuration plutôt que de croire un chiffre.

Un utilisateur a rapporté environ 6 $ sur deux jours alors qu'il ne s'adressait pas à l'agent, qu'il attribue aux heartbeats nocturnes. Ce n'est pas une mesure contrôlée, mais le mécanisme est réel : un agent inactif consomme quand même.

Intervalle du heartbeatRéveils par jourTokens par jour à 100 000 par réveilTokens par jour à 3 000 par réveil
10 minutes14414,4 millions432 000
30 minutes484,8 millions144 000
1 heure242,4 millions72 000

Ce tableau est de l'arithmétique, pas une mesure : 100 000 tokens est l'ordre de grandeur cité par un guide pour un réveil avec le contexte complet, et 3 000 tokens est mon hypothèse pour « quelques milliers » une fois lightContext activé. Le facteur de réduction, lui, est solide : de 14,4 millions à 432 000 tokens par jour, soit un rapport de 33. Ce que chaque token coûte dépend ensuite du modèle choisi et du cache de prompt du fournisseur.

Le tracker du projet montre que le sujet est ouvert. Trois entrées parlent d'elles-mêmes.

Issue #159329 · GitHub, openclaw/openclaw · clôturée le 27 septembre 2026
« Heartbeat runaway: agent loops exec("NO_REPLY") ~900 times across repeated heartbeat runs… »
Issue #161208 · GitHub, openclaw/openclaw · ouverte le 29 septembre 2026, 5 commentaires
« Main-session heartbeats never reuse the Anthropic prompt cache… »

La première décrit une boucle d'environ 900 appels sur des réveils répétés, aujourd'hui clôturée. La seconde signale que les heartbeats de la session principale ne profitent jamais du cache de prompt d'Anthropic, ce qui veut dire qu'aucune remise de cache ne s'applique sur ces réveils tant que le problème reste ouvert. Une troisième, clôturée le 4 octobre 2026, signalait que les compteurs de coût omettaient certains tours sans livraison : la télémétrie sous-estimait alors la dépense.

Retenez la conséquence pratique : ne vous fiez pas uniquement aux tableaux de bord d'OpenClaw pour mesurer votre facture. Regardez la page de consommation de votre fournisseur d'API, et fixez-y une limite mensuelle. Une demande ouverte le 21 octobre 2026 réclame d'ailleurs un « contrat de budget » optionnel avec attribution des coûts par surface (agent, canal, tâche planifiée, sous-agent), ce qui suggère que ce garde-fou n'existe pas encore sous cette forme.

Combien coûte OpenClaw par mois : quatre budgets types

OpenClaw coûte entre 0 et 13 $ par mois pour un usage personnel soigné, entre 25 et 100 $ pour un petit commerce ou une équipe, et plus de 100 $ dès qu'on branche un modèle haut de gamme sans réglage. Voici les quatre profils qui ressortent des guides, avec leur source.

ProfilHébergementModèleTotal mensuel relevé
Curieux, matériel existant0 $Modèle local (Ollama)0 $, hors matériel et électricité
Usage personnel léger0 à 10 $Modèle économique (1 à 3 $ pour Gemini 2.5 Flash Lite)6 à 13 $ (CometAPI) ; environ 7 $ (Fast.io)
Indépendant ou PME4,50 à 25 $Variable selon la fréquence25 à 100 $ (CometAPI)
Usage intensif, modèle premium25 $ et plusClaude Opus, GPT-5.4100 à 500 $ et plus ; 200 à 260 $ avec heartbeat par défaut (une source)

Sur l'année, la différence se lit mieux. À 7 $ par mois, on reste autour de 84 $ par an. À 100 $, on atteint 1 200 $. À 500 $, 6 000 $. Un agent qui vous fait gagner une heure par semaine ne justifie pas la même dépense qu'un agent qui remplace une tâche quotidienne, et c'est la question à se poser avant d'installer quoi que ce soit.

Un conseil de lecteur méfiant : la majorité des guides de coût sont publiés par des vendeurs d'hébergement ou d'API (CometAPI, Kilo, Agent37, ClawdHost, gradually.ai). Leurs fourchettes peuvent pencher dans le sens de leur offre. Je n'ai trouvé aucune donnée indépendante et auditée sur les dépenses réelles des utilisateurs. Prenez ces budgets comme des ordres de grandeur, pas comme des promesses.

Réduire la facture : six réglages qui comptent

On réduit la facture d'OpenClaw en agissant sur trois leviers : le modèle utilisé pour les tâches de fond, la taille du contexte envoyé à chaque réveil et le plafond de dépense chez le fournisseur. Les six réglages ci-dessous viennent des guides les plus détaillés, plus deux précautions de bon sens.

1. Un modèle économique pour le heartbeat. Les guides s'accordent : faire tourner les réveils sur un petit modèle (Haiku est cité) et garder le modèle puissant pour les vraies tâches. L'agent n'a pas besoin d'un modèle de pointe pour constater qu'il n'y a rien à faire.

2. isolatedSession et lightContext. Ces deux options font passer chaque réveil de l'ordre de 100 000 tokens à quelques milliers, d'après le guide de mai 2026. Une estimation du même ordre place le coût quotidien autour de 0,015 $ avec Haiku et lightContext : c'est une projection, pas une mesure.

3. Un intervalle plus long. Passer de 10 minutes à une heure divise le nombre de réveils par six (144 contre 24 par jour). Si l'agent n'a pas besoin de réagir à l'instant, c'est le réglage le plus simple.

4. Un modèle local pour les tâches répétitives. Ollama ramène l'API à zéro, au prix d'un matériel adapté. Sur une machine avec peu de mémoire, c'est déconseillé.

5. Une limite mensuelle chez le fournisseur d'API. Ce n'est pas un réglage OpenClaw, c'est une protection placée en amont. Une boucle comme celle de l'issue #159329 se paie en vrais dollars ; une limite de dépense la transforme en simple interruption.

6. Écrire l'important dans des fichiers. Plusieurs guides avertissent que la compaction du contexte peut faire perdre des détails de conversation. Ce qui compte (préférences, consignes permanentes) doit vivre dans des fichiers que l'agent relit, pas dans l'historique de chat. C'est aussi un moyen d'éviter de renvoyer le même long contexte à chaque appel.

Red flags à éviter
  • ❌ Modèle premium + réglages par défaut : une source chiffre l'addition à 200-260 $ par mois avec Claude Opus ou GPT-5.4 et un heartbeat non réglé.
  • ❌ Aucun plafond chez le fournisseur d'API : les boucles et les réveils répétés se facturent. Fixez une limite avant de brancher l'agent sur vos messageries.
  • ❌ Hébergement bon marché sans regarder le renouvellement : un plan à 4 $ peut passer à 10-12 $ après le premier terme, d'après un hébergeur.
  • ❌ Navigateur et onglets laissés ouverts : un auteur rapporte une forte consommation de mémoire par des onglets non fermés, ce qui pèse sur un petit serveur.

La sécurité est un poste de coût

OpenClaw demande du temps de sécurisation, et ce temps est un coût réel : l'agent lit vos fichiers, vos e-mails et lance des commandes, donc une faille se paie plus cher qu'une facture d'API. Les rapports de 2026 sont nets sur ce point.

Première famille : les vulnérabilités du logiciel. CVE-2026-25253, une exécution de code en un clic, est notée 8,8 selon la plupart des sources (9,1 chez l'une d'elles). Kaspersky indique qu'elle a été corrigée dans la version 2026.1.29. Les descriptions du mécanisme divergent : un lien piégé qui vole un jeton d'authentification dans un cas, une skill empaquetée qui s'échappe du bac à sable à l'installation dans l'autre. Plusieurs autres CVE sont citées par un blog (injection de commande, SSRF, traversée de répertoire, exécution de code par injection de prompt), mais ce tableau n'est corroboré que par une source.

Seconde famille : la chaîne d'approvisionnement. Koi Security a audité les 2 857 skills de ClawHub à l'époque de son enquête et en a identifié 341 malveillantes, dont 335 liées à une même opération baptisée ClawHavoc, qui diffusait surtout le voleur de mots de passe macOS Atomic Stealer. Bitdefender place le chiffre plus haut, autour de 900 paquets, soit environ 20 % de l'écosystème. Pour publier, il suffisait d'un compte GitHub vieux d'une semaine. Un scan VirusTotal a été ajouté depuis, mais il ne détecte pas les skills qui reposent sur de l'injection de prompt.

Dépôt officiel openclaw/openclaw · section sécurité du README (paraphrase)
Les messages entrants sont à traiter comme une entrée non fiable, et les outils s'exécutent sur la machine hôte pour la session principale tant que le bac à sable n'est pas configuré.

Le README lui-même recommande de traiter les messages entrants comme non fiables, d'appairer les expéditeurs inconnus (openclaw pairing approve) et de lire le guide de sécurité, le guide d'exposition distante et celui du bac à sable avant de connecter d'autres personnes. Un tutoriel francophone ajoute un réglage concret : passer l'hôte du canevas de 0.0.0.0 à 127.0.0.1 pour ne pas exposer l'interface sur Internet, et activer le mode de consentement.

Le point d'honnêteté : l'ancienneté joue. Un cabinet décrit OpenClaw comme un projet qui a hérité d'un modèle permissif au départ, corrigé après des incidents publics. Un test de Firecrawl a aussi constaté que, en mode --local à un seul tour, il exécutait des commandes shell sans demander, ce qui montre que la barrière d'approbation dépend de la configuration. À l'inverse, certains font remarquer qu'un projet très utilisé est aussi un projet très audité : le volume de CVE reflète en partie le nombre de chercheurs qui le regardent.

Le temps passé à sécuriser une machine ne figure sur aucune facture, mais il fait partie du prix d'OpenClaw.

Que faire concrètement ? Isoler la machine (un serveur dédié ou une machine qu'on peut réinitialiser), configurer le bac à sable, n'installer que des skills dont on a lu le code, mettre à jour dès qu'une correction sort, et ne jamais exposer le Gateway à Internet sans avoir lu le guide d'exposition. À mon avis, il faut compter une demi-journée la première fois et quelques minutes par mois ensuite. Ce temps n'apparaît sur aucune facture, mais il fait partie du prix.

Hermes Agent : l'alternative qui change la facture ?

Hermes Agent est l'alternative open source la plus citée à OpenClaw : même licence MIT, même logique d'agent auto-hébergé, mais avec une mémoire qui apprend. Il est développé par Nous Research et se présente comme « l'agent IA qui s'améliore tout seul ».

Sur GitHub, il affiche environ 256 500 étoiles et 56 100 forks, contre 392 900 étoiles pour OpenClaw. Des sources divergent sur l'adoption réelle : l'une affirme qu'Hermes aurait dépassé OpenClaw sur les classements d'usage d'OpenRouter, une autre rappelle que les étoiles favorisent toujours OpenClaw. Aucune de ces mesures n'est un classement de qualité.

Ce qui le distingue tient en quelques fonctions documentées sur son dépôt. Une mémoire que l'agent entretient lui-même, avec des rappels réguliers pour retenir ce qui compte. Des skills qu'il crée après les tâches complexes puis améliore à l'usage, compatibles avec le standard agentskills.io. Une recherche plein texte entre les sessions, avec résumé par le modèle. Un planificateur intégré où l'on décrit les tâches en langage naturel. Des sous-agents isolés. Six backends d'exécution : local, Docker, SSH, Modal, Daytona et Vercel Sandbox.

Les canaux sont moins nombreux : Telegram, Discord, Slack, WhatsApp, Signal et la ligne de commande, via un seul processus Gateway, plus l'e-mail et Home Assistant. Pour les modèles, le dépôt cite Nous Portal (plus de 300 modèles), OpenRouter, OpenAI et des points d'accès personnalisés.

Hermes Agent
Agent IA open source à mémoire persistante
256,5 k
étoiles GitHub, 23 oct. 2026

Développé par Nous Research, sous licence MIT. Mémoire curatée par l'agent, skills créées et affinées à l'usage, planificateur intégré, six backends d'exécution, installation par script ou par hermes setup --portal.

G2 et Capterra : aucune fiche trouvée. GitHub : environ 256 500 étoiles et 56 100 forks. Sécurité : CVE-2026-9353 dans le scanner de skills (versions jusqu'à 2026.4.23), publiée le 24 mai 2026, notée entre 5,5 et 7,3 selon les bases.

Points forts

  • Mémoire et skills qui s'améliorent avec l'usage
  • Import depuis OpenClaw en une commande
  • Planificateur intégré en langage naturel
  • Six backends, dont Docker et Modal

Points faibles

  • Moins de canaux que OpenClaw
  • Plus jeune : lancé début 2026
  • Coût d'API toujours variable, cache de prompt à surveiller
  • Une CVE publiée sur le scanner de skills
À retenirHermes Agent ne supprime pas le coût d'API, il le rend plus lisible si vos tâches se répètent sur des mois. Choisissez-le pour la mémoire, pas pour économiser.

Combien coûte-t-il ? Un guide Hostinger estime le total entre 5 et 80 $ par mois : de 4 à 25 $ pour le VPS, de 2 à 60 $ pour les appels d'API, et un abonnement Nous Portal optionnel à 0 $ (palier gratuit) ou 20 $ (palier Plus avec outils intégrés). Un guide Fast.io le place de 0 $ (matériel local avec Ollama) à plus de 80 $ (VPS et modèle de pointe). Ces chiffres viennent encore d'hébergeurs, et je n'ai pas trouvé de grille officielle de Nous Research pour le Portal.

Budget mensuel de Hermes Agent selon les guides
Local
0 $/mois
Matériel existant et modèle Ollama
Estimation Hostinger
VPS + API
5 à 80 $/mois
VPS 4-25 $, API 2-60 $, Portal Plus 20 $ en option
Cloud + modèle de pointe
80 $ et plus/mois
Selon Fast.io
Tester Hermes Agent

Gratuit sous licence MIT : installation par script ou hermes setup --portal

Le logiciel ne coûte rien. Vous payez l'hébergement et le modèle ; le Nous Portal propose un palier gratuit et un palier Plus d'après un guide d'hébergeur, à vérifier chez Nous Research.

Voir Hermes Agent sur GitHub → Logiciel gratuit, hébergement et API en sus

Pour un utilisateur d'OpenClaw, la bonne nouvelle est la migration. Le dépôt documente hermes import-agent openclaw (l'ancienne commande hermes claw migrate fonctionne encore), à lancer après hermes plugins install agent-importers. L'option --dry-run montre ce qui serait repris avant d'y toucher, et --migrate-secrets importe en plus les clés d'API autorisées. Ce qui passe : le fichier de persona SOUL.md, les mémoires MEMORY.md et USER.md, les skills créées par l'utilisateur, la liste des commandes autorisées, les réglages de messagerie, certaines clés d'API et les instructions AGENTS.md.

Côté sécurité, plusieurs comparatifs présentent Hermes comme plus prudent par défaut : un cabinet évoque sept couches documentées, une étude académique note un scanner de plus de 65 règles qui bloque des motifs de commandes shell à l'installation d'une skill. Mais Hostinger conclut qu'aucun des deux n'a un historique de sécurité nettement meilleur, et la CVE-2026-9353 touche précisément ce scanner, avec un correctif référencé dans la version 0.15.0 selon une base. Quant au coût, le tracker de Hermes contient lui aussi des entrées sur le cache : l'issue #140758, ouverte le 17 octobre 2026, décrit une perte d'environ 400 000 tokens de cache chaud sur Nous.

Issue #140758 · GitHub, NousResearch/hermes-agent · ouverte le 17 octobre 2026, 2 commentaires
« Same-model background review and next foreground turn lose ~400k warm cache tokens on Nous (98% → 4% → 4%) »

Faut-il donc choisir l'un ou l'autre ? Les discussions relayées par des blogs décrivent plutôt deux outils complémentaires : OpenClaw pour la largeur des canaux et de l'écosystème, Hermes pour la mémoire qui s'accumule. Un guide résume le critère : si votre travail s'étale sur des mois, Hermes est le pari le plus sûr ; si chaque tâche est autonome, la mémoire d'OpenClaw suffit.

Quand l'auto-hébergement n'a plus de sens

L'auto-hébergement n'a pas de sens si vous ne voulez ni administrer un serveur ni exposer vos fichiers à un agent qui exécute des commandes. Dans ce cas, trois familles d'outils existent, avec des coûts et des risques très différents.

Manus est un agent cloud généraliste. Le plan gratuit donne 300 crédits par jour. Le plan Pro démarre à 20 $ par mois pour 4 000 crédits, avec des paliers à 40 $ (8 000 crédits) et 200 $ (40 000 crédits), et les crédits expirent chaque mois. Il obtient 4,3/5 sur G2 (55+ avis) mais 1,2/5 sur Trustpilot (209+ avis), avec des plaintes récurrentes sur les crédits consommés par des tâches échouées et sur la facturation. Autre inconnue : le rachat par Meta annoncé le 29 décembre 2025 aurait été bloqué par la Chine en 2026 selon la plupart des sources.

Perplexity Computer est un agent cloud qui orchestre 19 modèles dans un bac à sable isolé. Il demande le plan Max à 200 $ par mois (167 $ en annuel) pour 10 000 crédits mensuels, ce qui représente, avec 100 à 300 crédits par tâche complexe selon une source, de 33 à 100 tâches par mois. Il n'a pas d'accès au système local de l'ordinateur, ce qui est un avantage de sécurité et une limite fonctionnelle.

Dust vise les équipes. Son plan Pro est annoncé à 30 $ par siège et par mois (24 $ en annuel) avec 8 000 crédits, le plan Max à 150 $, et l'offre Enterprise sur devis, d'après des agrégateurs. L'éditeur met en avant SOC 2 Type II, la conformité RGPD et le choix d'une résidence des données UE ou US : des affirmations de l'éditeur, à vérifier dans sa documentation de confiance. L'ancien forfait à 29 € par utilisateur avec messages illimités a été remplacé par des crédits mi-2026.

Enfin, si vous faites déjà tourner un ou plusieurs agents et que la facture vous inquiète, Paperclip ajoute une couche de pilotage : budgets par agent, alertes et pauses automatiques, points de validation, pour OpenClaw, Hermes Agent, Claude Code, Codex ou Gemini CLI. Son README précise qu'un budget peut être dépassé avant que l'arrêt prenne effet. Le détail de ces outils, avec scores et red flags, se trouve dans notre comparatif OpenClaw, Hermes Agent ou Manus.

Le verdict par profil

OpenClaw vaut le coup pour qui accepte de le configurer, et il ne vaut jamais le coup si on l'installe sans réglage sur une machine qui contient tout. Voici la recommandation selon votre situation.

ProfilRecommandationPourquoi
Curieux qui veut essayer sans payerOpenClaw ou Hermes Agent sur une machine dédiée, avec un modèle localCoût d'API nul ; isolez la machine, aucune donnée sensible dessus
Indépendant à l'aise avec un terminalOpenClaw sur un VPS à 4-10 $ avec un modèle économiqueBudget visé de 6 à 13 $ par mois, heartbeat réglé dès le départ
Entrepreneur qui veut zéro serveurManus (plan gratuit), puis Perplexity Computer si le besoin est régulierAucune installation ; surveillez la consommation de crédits
Équipe avec des données internesDustDroits d'accès, SSO, résidence UE ou US annoncée par l'éditeur
Déjà sur OpenClaw, facture qui monteRégler le heartbeat d'abord, puis tester Hermes avec --dry-runLe contexte du heartbeat pèse plus que le choix de l'outil
Plusieurs agents à superviserPaperclipBudgets par agent, pauses automatiques, validations

Si je devais retenir une seule règle : fixez la limite de dépense chez le fournisseur d'API avant de brancher quoi que ce soit sur vos messageries. Tout le reste (hébergement, Mac mini, choix du modèle) se corrige. Une boucle de 900 appels, non.

Questions fréquentes

OpenClaw est-il vraiment gratuit ?

Le logiciel, oui : licence MIT, pas d'abonnement ni de paiement par siège. Ce qui se paie, c'est l'hébergement (0 à 25 $ par mois, plus pour un service managé), l'API du modèle (le poste principal) et le temps de sécurisation.

Combien coûte OpenClaw par mois ?

De 6 à 13 $ en usage personnel léger, de 25 à 100 $ pour une petite entreprise, et de 100 à 500 $ et plus avec un modèle haut de gamme et des heartbeats non réglés. Ce sont des fourchettes publiées par des hébergeurs, pas des mesures indépendantes.

Faut-il un Mac mini pour faire tourner OpenClaw ?

Non. Un VPS à 4-10 $ par mois ou un vieux laptop suffisent tant que le modèle tourne dans le cloud. Un Mac mini 16 Go convient pour une installation neuve ; plus de mémoire n'a de sens que pour des modèles locaux.

Qu'est-ce que le heartbeat d'OpenClaw et pourquoi coûte-t-il ?

C'est le réveil régulier de l'agent pour vérifier s'il doit agir. Chaque réveil envoie du contexte au modèle, donc consomme des tokens. À 100 000 tokens par réveil et un réveil toutes les 30 minutes, on atteint 4,8 millions de tokens par jour ; lightContext réduit fortement ce volume.

OpenClaw est-il sûr ?

Il l'est si on le configure : bac à sable, appairage des expéditeurs inconnus, skills vérifiées, mises à jour. Les rapports de 2026 recensent des CVE (dont CVE-2026-25253, corrigée dans la version 2026.1.29) et plusieurs centaines de skills malveillantes sur ClawHub.

OpenClaw ou Hermes Agent : lequel est le moins cher ?

Aucun des deux n'est structurellement moins cher : le coût dépend du modèle et de la fréquence. Les estimations de Hermes (5 à 80 $ par mois) sont plus resserrées que celles d'OpenClaw, mais elles viennent d'un seul hébergeur.

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