Le devis part un mardi après-midi, soigné, relu deux fois. Puis rien. Tu regardes ta boîte mail passer, tu te dis "je relancerai jeudi si j'ai rien", jeudi devient la semaine suivante, et un mois plus tard tu retrouves le fichier en cherchant autre chose — sans savoir s'il a été lu, ignoré, ou perdu dans une boîte de réception surchargée. Le client, lui, a peut-être signé chez quelqu'un d'autre entre-temps. Ou attend juste qu'on le relance pour se décider.

Ce n'est pas un problème de qualité de devis. C'est un problème de mémoire et de discipline — deux choses qu'un tableur ou un dossier "Devis en cours" ne fournissent pas tout seuls. La plupart des indépendants et petites structures gèrent leurs devis exactement comme leurs contrats : un fichier par client, un statut mental ("je crois qu'il a répondu"), et une relance qui dépend de si la journée a été calme ou pas.

En France, moins d'un artisan ou indépendant sur trois relance systématiquement ses devis non signés dans les cinq jours qui suivent leur envoi — alors que ce délai de cinq jours est précisément celui qui maximise le taux de signature selon les données du secteur. Le problème n'est pas l'absence de méthode connue. C'est l'absence d'un système qui l'applique sans qu'on ait à y penser à chaque fois.

Ce qui a changé en 2026, c'est que Notion AI peut tenir ce tableau de bord — statut, date d'envoi, dernière relance — et que Make peut agir dessus sans intervention manuelle : détecter qu'un devis dort depuis cinq jours, envoyer la relance, remonter l'alerte si rien ne bouge après trois tentatives. Ce que ce système ne fait jamais, et qu'aucun outil ne devrait prétendre faire à ta place, c'est décider à ta place quand lâcher un prospect qui ne répond plus.

Ce que tu vas trouver ici : ce que les chiffres disent vraiment sur le lien entre relance et signature, l'architecture complète Notion AI + Make pour suivre un devis de l'envoi à la signature, le pricing réel 2026 des deux outils, un comparatif honnête face à PandaDoc, Qwilr, Proposify et HubSpot Quotes, et les limites que ce système ne dépassera jamais.

5 critères pour un système de suivi de devis qui tient dans le temps

  • 1 Statut visible sans avoir à chercher : savoir en un coup d'œil quels devis sont envoyés, vus, relancés, acceptés ou refusés — pas en rouvrant chaque fichier ou en fouillant sa boîte mail.
  • 2 Relance sur événement, pas sur mémoire : le système déclenche la relance à J+5, J+10, J+20 tout seul — il ne compte pas sur le fait que tu t'en souviennes un vendredi soir.
  • 3 Arrêt automatique dès qu'il y a une réponse : un client qui répond — même pour négocier — ne doit jamais recevoir la relance suivante comme si de rien n'était.
  • 4 Vue Kanban ET vue liste avec dates : le pipeline visuel pour voir où en sont les devis en cours, la vue tableau pour trier par échéance ou par montant.
  • 5 Coût proportionné au volume réel : un système qui coûte plus cher par mois que ce qu'il fait gagner en devis signés en plus n'a de sens qu'à partir d'un certain volume — pas avant.

Relance automatisée vs manuelle : ce que les chiffres disent

Avant de construire quoi que ce soit, la question qui compte est simple : est-ce que relancer change vraiment quelque chose au taux de signature, ou est-ce qu'on se donne juste bonne conscience ? Les données disponibles répondent sans ambiguïté.

Dans le secteur du bâtiment et chez les TPE françaises, seuls 10 à 30% des devis aboutissent à une signature — et cette fourchette dépend directement de la discipline de relance, pas seulement de la qualité de l'offre. Le calendrier qui maximise le taux de signature est documenté : confirmation de réception à J+3, relance de valeur avec un élément nouveau à J+5, relance directe ouverte à la négociation à J+10, relance de clôture sans pression à J+20. Quatre points de contact sur vingt jours, pas un seul rappel isolé.

Côté B2B au sens large, les chiffres sont tout aussi clairs sur la persistance : 80% des ventes nécessitent cinq relances ou plus après le premier contact, mais 44% des commerciaux abandonnent après une seule tentative. À peine 2% des ventes se closent au premier contact. Le taux de closing B2B moyen tourne autour de 20-21%, les équipes qui performent le mieux dépassant 35-40% — et l'écart entre les deux groupes tient largement à la constance du suivi, pas à un argumentaire différent.

"Le problème n'est presque jamais que le client a dit non. C'est que la boucle de relance n'a jamais été refermée."

L'automatisation change concrètement ces chiffres. Les rappels automatisés augmentent la constance des relances de 35 à 40% par rapport à un suivi manuel, et les équipes qui utilisent l'IA pour séquencer leurs relances observent des taux de closing supérieurs de 27%. Les outils d'automatisation réduisent aussi de 66% le temps passé sur les tâches non commerciales — exactement la catégorie où tombe "aller chercher le bon fichier de devis pour vérifier si j'ai déjà relancé ce client".

Rien de tout ça ne dit qu'un logiciel referme les deals à ta place. Ça dit que le facteur qui sépare un devis signé d'un devis oublié est souvent une question de discipline de calendrier — et que c'est précisément ce que Notion AI et Make peuvent prendre en charge, sans qu'un humain ait à s'en souvenir un jour sur deux.


Notion AI comme tableau de bord des devis

Notion n'a jamais été un logiciel de facturation ni un CRM dédié. C'est un espace de travail généraliste, et c'est justement ce qui le rend pertinent ici : la base "Devis" peut vivre au même endroit que la base "Clients" et que l'historique des missions, sans ressaisie ni synchronisation à maintenir entre trois outils.

Notion AI
Espace de travail + agents IA — pas un CRM ni un outil de devis dédié
4.6/5
G2 (~11 960 avis)

Notion propose depuis longtemps, dans sa galerie officielle, un "Sales document tracker" pensé pour ce cas exact — suivre chaque document commercial avec son statut et ses prochaines étapes — ainsi qu'un template "Sales Pipeline Kanban" pour visualiser l'avancement par étape. Ce qui a changé en 2026, c'est que l'IA qui vit dans cet espace de travail peut désormais agir sur ces bases plutôt que seulement les afficher : Notion 3.0 (septembre 2025) a introduit des agents capables d'exécuter des tâches multi-étapes avec accès en lecture et écriture à l'ensemble du workspace, et les Custom Agents de février 2026 permettent de faire tourner cette logique sur une planification, sans clic manuel à chaque cycle.

La base "Devis" qui rend le statut visible sans effort

Concrètement, pour ce cas d'usage : une base de données "Devis" avec un statut typé (select) qui prend exactement cinq valeurs — Envoyé, Vu, Relancé, Accepté, Refusé — une date d'envoi, une date de dernière relance, un montant, et une relation vers la fiche client. Rien de tout ça n'existe par défaut dans un fichier Word ou un tableur : c'est une structure à construire une fois, qui tient ensuite pendant des années.

Le vrai apport de l'agent Notion n'est pas de générer le texte du devis — c'est de raisonner sur cette base une fois qu'elle existe. Demande-lui de lister tous les devis envoyés depuis plus de cinq jours sans réponse, et il le fait en s'appuyant sur les dates réelles de la base, pas sur ta mémoire. Un prompt qui fonctionne pour ce cas précis :

"Consulte la base 'Devis'. Liste tous les devis au statut 'Envoyé' dont la date d'envoi dépasse 5 jours et qui n'ont reçu aucune relance. Pour chacun, indique le nom du client, le montant, et le nombre de jours depuis l'envoi. Marque leur statut comme 'À relancer'."

Le résultat n'est pas une relance envoyée — Notion AI ne fait pas ça nativement, on y revient dans la section suivante. C'est une liste fiable et à jour, générée sans que tu aies dû ouvrir vingt fiches une par une pour vérifier les dates.

Le piège de pricing qui revient sur tous les cas d'usage Notion AI en 2026

Jusqu'au 13 mai 2025, l'IA complète de Notion existait en add-on autonome à environ 10$ par membre et par mois, activable sur n'importe quel plan y compris Free. Depuis cette date, Notion a retiré cet add-on pour les nouveaux comptes et replié l'IA complète — agents compris — exclusivement dans le plan Business, lui-même passé de 15$ à 20$ par membre et par mois en facturation annuelle (24$ en mensuel) à la même période.

Pour un suivi de devis en solo, la question n'est pas anecdotique : le plan Plus à 10$/mois suffit largement pour la structure — bases reliées, statuts, vues Kanban et calendrier — sans un centime d'IA. Ce qui bascule vers Business, c'est uniquement la génération automatique de la liste des devis à relancer et la mise à jour de statut sans intervention manuelle.

Trois niveaux réellement pertinents pour un suivi de devis :
Plans Notion 2026 pour un suivi de devis
Free
0$/mois
Bases de données complètes, vues Kanban et calendrier incluses — suffisant pour la structure, sans agent IA
Plus
10$/mois
Historique et partage illimités — le tableau de bord complet, toujours sans IA depuis mai 2025
Requis pour l'IA
Business
20$/user/mois
Agent capable de détecter les devis à relancer et mettre à jour les statuts. Facturation annuelle, 24$ en mensuel.

Le poste à surveiller une fois sur Business : les Custom Agents facturent depuis le 4 mai 2026 des "Notion credits" séparés, à 10$ pour 1 000 crédits, achetés par un admin et mutualisés sur le workspace. Pour un audit quotidien ou hebdomadaire de la base "Devis" — pas un scan permanent — ce poste reste marginal, de l'ordre de quelques dollars par mois.

G2 : 4.6/5 sur environ 11 960 avis. Capterra : 4.7/5 sur 2 780 avis. Points forts récurrents : l'IA pour les power users, l'interface, la flexibilité des bases de données. Sur Capterra, 84% des avis négatifs récents (échantillon de 170) mentionnent des ralentissements sur les grosses bases de données — un point directement pertinent pour une base "Devis" qui accumule des centaines d'entrées sur plusieurs années sans être archivée.

Points forts pour ce cas d'usage

  • Une seule base pour devis, clients et historique — zéro ressaisie entre outils
  • Vue Kanban native pour visualiser le pipeline en un coup d'œil
  • Agent capable de lister les devis à relancer à partir de vraies dates, pas d'une estimation
  • Modèle IA au choix (GPT, Claude) depuis janvier 2026, directement dans l'interface

Points faibles pour ce cas d'usage

  • Aucune fonction d'envoi d'email natif — Notion ne relance personne seul
  • IA complète réservée au plan Business (20$/user/mois)
  • Pas de génération de PDF de devis natif — le document lui-même vit ailleurs (Canva, Google Docs, un logiciel de facturation)
  • Custom Agents facturés en credits séparés depuis mai 2026, en plus de l'abonnement
À retenirNotion AI excelle comme tableau de bord — statut fiable, historique complet, vue Kanban claire. Il ne relance jamais un client tout seul et ne génère pas le PDF du devis. Sans un outil d'automatisation à côté, l'agent reste un assistant qu'on interroge, pas un système qui agit.
r/Notion · commentaire le plus voté d'un thread sur Notion AI, 847 upvotes
"Notion AI isn't trying to replace your AI assistant. It's trying to make your existing notes smarter. If you understand that, it's worth it. If you expect GPT-level generation, you'll be disappointed."

Cette nuance s'applique presque mot pour mot à un suivi de devis : l'agent Notion rend la base que tu as déjà plus intelligente — il repère, il liste, il met à jour un statut. Il ne remplace ni un commercial ni un outil qui envoie réellement des emails. C'est exactement le rôle que Make prend en charge à l'étape suivante.

Tester Notion

Plan Free permanent — aucune CB requise

Le plan gratuit suffit pour construire toute la structure (base Devis, statuts, vue Kanban, vue calendrier) et valider la méthode. L'agent capable de générer la liste des devis à relancer nécessite ensuite le plan Business à 20$/user/mois — résiliable à tout moment, sans engagement.

Essayer Notion gratuitement → Plan Free permanent · Business dès 20$/user/mois

Make comme moteur qui relance à ta place

Notion liste, structure, garde en mémoire. Mais un agent Notion qui tourne "sur planification" reste enfermé dans Notion — il ne peut pas nativement composer et envoyer un email de relance personnalisé. C'est là que Make prend le relais : il surveille la base "Devis", détecte les événements qui comptent, et agit à l'extérieur.

Make
Automatisation no-code — scénarios visuels, déclencheurs, intégrations multi-outils
4.6/5
G2 (266+ avis)

Make écoute la base Notion "Devis" via l'API et compare, à intervalle régulier, la date d'envoi et le statut de chaque entrée. Quand un devis reste au statut "Envoyé" plus de cinq jours sans passer à "Vu" ou "Relancé", un scénario se déclenche : il compose un email de relance à partir d'un template (éventuellement affiné par Claude pour varier l'angle de chaque relance), l'envoie via Gmail ou un outil d'emailing, et met à jour le statut Notion à "Relancé" avec la date du jour.

Intégration native : make.com — Anthropic Claude

Trois relances, trois angles — pas trois copier-collés

Le piège le plus courant d'une relance automatisée est d'envoyer le même message trois fois. Un client qui reçoit un email identique à J+5, J+10 et J+20 comprend vite qu'il a affaire à un robot, ce qui tue l'effet recherché. La séquence qui fonctionne suit la logique documentée dans le secteur : à J+5, une relance de valeur qui apporte un élément nouveau (une précision, une disponibilité de créneau) ; à J+10, une relance directe qui ouvre explicitement à la négociation ; à J+20, une relance de clôture qui referme la boucle sans pression — "je referme ce devis de mon côté, dis-moi si tu veux qu'on le remette à jour plus tard".

G2 : 4.6/5 sur 266+ avis, 77% de petites entreprises. Avis vérifié : "Make.com is a fantastic platform for building automations and no-code solutions... The number of features it offers is astonishing — significantly more than most competitors." Point faible récurrent : la prévisibilité des scénarios complexes et la migration vers les "credits" en août 2025, qui peut surprendre sur les scénarios IA gourmands en tokens.

Utilisateur Make, thread "What is the AI Agent pricing model?" · Make Community
« Je veux être sûr de bien comprendre le modèle de tarification, et si ça va rester stable dans le temps — le coût est un facteur très important pour les clients à qui je dois recommander la plateforme. »

Cette question de prévisibilité compte particulièrement pour un système de relance : c'est un scénario qui doit tourner pendant des mois, pas un test ponctuel. Un deuxième fil ouvert sur le forum officiel illustre une limite différente, plus technique.

Utilisateur Make Community · forum officiel, fil sur la fiabilité des scénarios planifiés
« Le déclencheur planifié a un intervalle minimum de 15 minutes sur les plans Free et Core, et un scénario peut passer en file d'attente derrière les comptes payants pendant les pics de charge — ce qui ajoute quelques minutes de délai sur une exécution planifiée. »

Pour une relance de devis, ce délai de quelques minutes ne change rien à l'efficacité — personne ne remarque qu'un email de relance part à 9h03 plutôt qu'à 9h00 précises. Mais ça vaut la peine de le savoir avant de construire un scénario qui dépendrait d'un timing à la minute près.

Points forts

  • Intégration Notion bidirectionnelle (lecture + écriture via API)
  • Module Anthropic Claude natif pour varier l'angle de chaque relance
  • Logique conditionnelle avancée pour gérer trois relances distinctes sans copier-coller
  • Peut notifier Slack ou email quand un devis reste sans réponse après la 3e relance

Points faibles

  • Migration operations → credits (août 2025) : les modules IA consomment plus que prévu sur gros volumes
  • Aucune interface de suivi propre — Make reste invisible, seul Notion se pilote à l'œil
  • Débogage peu intuitif sur les scénarios à plusieurs conditions pour un premier automatisme
  • Historique d'exécutions limité à 30 jours sur le plan Core
À retenirMake est la brique qui agit réellement — détecter, relancer, notifier — là où Notion AI se limite à observer et lister. Le plan Core à 10,59€/mois couvre largement une activité de quelques dizaines de devis par mois avec trois relances programmées chacun.
Make facture par workspace, en credits mensuels. 1 credit = 1 opération standard depuis la migration d'août 2025.
Plans Make 2026
Free
0€/mois
1 000 credits/mois, 2 scénarios actifs — suffisant pour tester le pipeline sur un petit volume
Recommandé
Core
10,59€/mois
10 000 credits/mois, scénarios illimités, exécution toutes les 15 min — couvre plusieurs dizaines de devis suivis en parallèle
Pro
18,82€/mois
Logs d'exécution complets, exécution prioritaire — utile si les relances doivent partir sans file d'attente aux heures de pointe
Tester Make

Plan Free inclus — aucune CB requise pour commencer

Le plan gratuit avec 1 000 credits/mois suffit pour tester le scénario de relance sur un premier lot de devis. Pour un volume régulier de plusieurs dizaines de devis en cours avec trois relances programmées chacun, le plan Core à 10,59€/mois couvre largement le besoin.

Essayer Make gratuitement → Plan Free permanent · Core dès 10,59€/mois

Le pipeline complet : de l'envoi du devis à la signature

Voici l'architecture qu'on peut monter en une demi-journée une fois les comptes configurés. Quatre briques, chacune avec un rôle précis.

Brique 1 — Enregistrement du devis (au moment de l'envoi)

Dès qu'un devis part — depuis Notion directement, ou depuis un logiciel de facturation type Indy relié en amont — une entrée apparaît dans la base "Devis" avec le statut "Envoyé", la date du jour, le montant et le client lié.

Brique 2 — Surveillance quotidienne par Make (continu)

Chaque jour, un scénario Make parcourt la base et calcule, pour chaque devis au statut "Envoyé" ou "Relancé", le nombre de jours écoulés depuis la dernière action. À J+5, J+10 et J+20 sans réponse, il déclenche la relance correspondante.

Brique 3 — Relance personnalisée (à chaque palier)

Make envoie l'email de relance avec l'angle prévu pour ce palier (valeur, négociation, clôture), met à jour le statut Notion à "Relancé" et incrémente un compteur de relances sur la fiche.

Brique 4 — Détection de réponse et clôture (surveillance continue)

Si le client répond — via un webhook sur la boîte mail ou une mise à jour manuelle rapide du statut — la séquence s'arrête immédiatement et le statut passe à "Vu", "Accepté" ou "Refusé" selon la réponse. Après la troisième relance sans retour, Make notifie par Slack ou email pour un arbitrage humain : relancer une dernière fois autrement, ou classer le devis comme perdu.

Pipeline suivi et relance de devis — Notion AI + Make
DEVIS ENVOYÉ Base Notion "Devis" Statut = Envoyé Jour 0 MAKE SURVEILLE Calcule les jours écoulés sans réponse Quotidien RELANCE ENVOYÉE J+5, J+10, J+20 Angle différent chaque fois Par palier CLÔTURE Réponse → statut final Sinon → alerte à J+20 Sur événement Toute réponse du client interrompt immédiatement la séquence de relance
Sources : séquence de relance J+3/J+5/J+10/J+20 documentée sur le secteur BTP/TPE françaises, Notion 3.0/Custom Agents release notes, Make.com bibliothèque de scénarios (2026)

Un détail volontairement absent de ce schéma : aucune brique ne décide si un client "vaut" une quatrième relance après la clôture à J+20, ni ne négocie le prix à ta place. Le pipeline élimine l'oubli. Il ne remplace jamais le jugement commercial sur un dossier qui sort de l'ordinaire — un devis à fort montant, un client historique, une négociation déjà entamée par téléphone.


Construire ta base de données devis en 20 minutes

La plupart des tableaux "Devis" existants contiennent soit trop peu de structure pour qu'un agent puisse s'en servir, soit trop de colonnes que personne ne remplit. Voici l'ordre qui évite les deux écueils.

Étape 1 — Les propriétés minimales pour qu'un agent puisse agir

Une base "Devis" exploitable a besoin de propriétés typées : Client (relation vers la base Clients), Montant (nombre), Statut (select : Envoyé / Vu / Relancé / Accepté / Refusé), Date d'envoi (date), Date de dernière relance (date), Nombre de relances (nombre, incrémenté automatiquement par Make), Lien du document (URL vers le PDF, où qu'il vive).

Étape 2 — Deux vues, pas dix

Une vue Kanban groupée par Statut pour voir le pipeline d'un coup d'œil. Une vue Tableau triée par date d'envoi pour repérer les devis les plus anciens sans réponse. Une vue "par montant" est utile mais secondaire — à ajouter seulement après avoir testé les deux premières pendant un mois.

Étape 3 — Le webhook Make côté Notion

Un changement de statut dans Notion peut déclencher un webhook natif sans passer par un cron externe. Le scénario Make écoute ce webhook pour les mises à jour manuelles (un client qui répond par téléphone, par exemple), et tourne en plus sur un déclencheur planifié quotidien pour le calcul des relances à envoyer.

Étape 4 — Le prompt d'audit quotidien

Programme le scénario ou le Custom Agent pour tourner chaque matin avec le prompt donné plus haut (section Notion AI). Il lit, calcule, et marque — sans que tu aies à ouvrir la base pour vérifier toi-même chaque devis.

Étape 5 — Tester deux semaines avant de généraliser

Les deux premières semaines, laisse Make composer les relances mais garde une validation manuelle avant l'envoi — un champ "Validé" qui sert de garde-fou temporaire. Ce délai sert à calibrer le ton des trois emails de relance : est-ce que l'angle "valeur" à J+5 sonne naturel, ou trop commercial ? Une fois le ton stabilisé, retirer la validation manuelle devient raisonnable.

"Un système de relance de devis ne remplace pas le jugement commercial. Il garantit juste qu'aucun devis ne meure par oubli plutôt que par un vrai refus."

Notion AI + Make vaut-il le coût pour ce cas d'usage ?

Le calcul qui compte n'est pas le prix affiché des deux outils, mais ce qu'il rapporte une fois le volume de devis pris en compte. Voici le calcul à trois échelles.

Freelance solo (5-10 devis par mois)

Notion Business à 20$/mois (indispensable pour l'agent qui liste les devis à relancer) + Make Free (1 000 credits couvrent largement 5 à 10 devis avec trois relances chacun, autour de 6 à 10 credits par relance). Total : environ 20$/mois. Si l'automatisation permet de récupérer même un ou deux devis signés supplémentaires par trimestre grâce à une relance qui n'aurait jamais eu lieu manuellement, le coût est couvert plusieurs fois.

Petite structure (15-30 devis par mois, 2-3 personnes)

Notion Business (20$/user × effectif) + Make Core à 10,59€/mois (10 000 credits couvrent un rythme mensuel de plusieurs dizaines de devis avec relances multiples). Pour 2 personnes : environ 50$/mois tout compris — statut à jour en permanence, relances programmées, alerte sur devis dormants.

Agence ou structure avec plusieurs commerciaux

Notion Business + Make Pro à 18,82€/mois (logs complets, exécution prioritaire pour ne jamais faire attendre une relance en file). Le coût par devis suivi baisse mécaniquement avec le volume — le scénario Make est construit une fois, réutilisé pour chaque nouveau devis sans coût de configuration supplémentaire.

Dans les trois cas, le vrai calcul de rentabilité se fait sur le closing, pas sur l'abonnement. À un taux de closing B2B moyen de 20%, faire passer même 3 à 5 devis supplémentaires par trimestre du statut "oublié" à "relancé puis signé" représente, pour la quasi-totalité des indépendants et petites structures, un montant largement supérieur au coût mensuel du système.

La pépite : personne ne documente que le vrai gain n'est pas le temps gagné sur l'envoi de l'email de relance — c'est la constance. Un humain relance en moyenne 60 à 70% du temps selon les benchmarks 2026, contre 99% pour un système automatisé bien configuré. Ce sont ces 30 points de différence, appliqués sur des dizaines de devis par an, qui pèsent sur le chiffre d'affaires bien plus que la minute gagnée par email.

Notion AI + Make vs PandaDoc, Qwilr, Proposify, HubSpot Quotes

Notion + Make n'est pas la seule route. Une catégorie entière de logiciels de devis/propositions existe déjà, avec un compromis différent entre fonctionnalités prêtes à l'emploi et flexibilité.

CritèreNotion AI + MakePandaDocQwilrProposify
Positionnement Espace de travail généraliste détourné en suivi de devis Logiciel de devis/proposition avec e-signature intégrée Propositions web interactives avec paiement intégré Propositions et devis pour agences et équipes commerciales
Génération du document (PDF/web) Aucune — le devis vit ailleurs Oui, natif avec templates Oui, format web natif Oui, natif avec templates
Relance automatique programmée Oui — via Make, séquence sur mesure Rappels basiques par email Rappels basiques par email Rappels basiques par email
Plan gratuit permanent Oui (structure sans IA) 5 documents/mois Aucun — essai 14 jours seulement Aucun — essai 14 jours seulement
Coût mensuel type (1 utilisateur) ~31$ (Notion Business 20$ + Make Core 10,59€) 19$ (Starter, annuel) 35$ (Starter, annuel) 19$ (Basic, annuel)
Note G2 4.6/5 (Notion) · 4.6/5 (Make) 4.7/5 (3 414 avis) 4.6/5 (801 avis) 4.6/5 (1 136 avis)

Le partage se joue sur une question simple : as-tu déjà besoin d'un vrai document de devis avec mise en forme professionnelle et signature électronique intégrée, ou seulement d'un système fiable pour ne plus oublier de relancer ce qui est déjà envoyé ? Dans le premier cas, PandaDoc ou Qwilr évitent de jongler avec un outil de génération de PDF séparé. Dans le second — le cas de beaucoup d'indépendants qui génèrent déjà leurs devis via un logiciel de facturation existant (Indy, Tiime, Freebe) — Notion + Make ajoute juste la couche de suivi et de relance qui manquait, sans remplacer l'outil de facturation.

HubSpot mérite une mention à part : contrairement à ce que son image de CRM tout-en-un laisse penser, la fonctionnalité "Quotes" n'est pas incluse dans Sales Hub à aucun palier en 2026 — elle nécessite le module Revenue Hub en add-on, facturé autour de 57 à 98$ par siège et par mois selon l'édition. Pour une petite structure qui pensait "avoir déjà HubSpot" suffisant, c'est une dépense supplémentaire à ne pas découvrir après coup.

Red flags à connaître avant de choisir
  • ❌ Croire que HubSpot Quotes est inclus dans Sales Hub : ce n'est pas le cas en 2026 — c'est un module Revenue Hub séparé, facturé en plus, souvent découvert au moment de la facture.
  • ❌ Sous-estimer l'absence de plan gratuit chez Qwilr et Proposify : les deux imposent un essai limité à 14 jours sans plan Free permanent, contrairement à Notion et Make qui permettent de tester la structure indéfiniment avant de payer.
  • ❌ Envoyer la même relance trois fois de suite : quel que soit l'outil, un client qui reçoit un message identique à J+5, J+10 et J+20 identifie l'automatisation et s'en désintéresse — varier l'angle à chaque palier n'est pas optionnel.
  • ❌ Automatiser un processus qui n'existe pas encore clairement : si personne ne sait aujourd'hui à quel délai relancer ni combien de fois, l'automatiser ne clarifie rien — ça automatise le flou. Fixer la règle à la main d'abord, la tester une fois, puis l'automatiser.

Ce que ce système ne fera jamais

Un article honnête doit dire ce qui ne marche pas, pas seulement ce qui marche.

Ni Notion ni Make ne négocient un prix, ne détectent un ton d'hésitation dans la réponse d'un client, ni ne décident qu'un prospect vaut une quatrième relance hors séquence parce que le montant du devis le justifie. Ce jugement reste entièrement humain, et devrait le rester : c'est la partie du métier commercial qu'aucun outil ne devrait automatiser à ta place.

La performance mérite aussi d'être anticipée. Sur Capterra, 84% des avis négatifs récents sur Notion mentionnent des ralentissements sur les grosses bases de données — un scénario réaliste pour une base "Devis" qui accumule plusieurs centaines d'entrées sur plusieurs années sans jamais être archivée. Le correctif simple mais rarement anticipé : déplacer les devis "Accepté" ou "Refusé" de plus de 12 mois vers une base d'archive séparée, plutôt que de laisser la base active grossir indéfiniment.

Et une limite plus structurelle côté Make : le déclencheur planifié a un intervalle minimum de 15 minutes sur les plans Free et Core, et peut passer en file d'attente derrière les comptes payants pendant les pics de charge, ajoutant quelques minutes à l'exécution. Pour une relance de devis, ce délai est sans conséquence. Pour un système qui dépendrait d'un timing à la seconde, ce ne serait pas le bon outil.


Verdict : qui devrait automatiser son suivi de devis ?

Le couple Notion + Make coûte entre 20$ et 90$ par mois selon la taille de la structure — largement compensé dès qu'un seul devis supplémentaire est signé grâce à une relance qui n'aurait pas eu lieu manuellement.

ProfilRecommandationPourquoi
Freelance, moins de 5 devis/mois Notion Free manuel + rappel calendrier Le volume ne justifie pas encore l'abonnement IA — un rappel simple suffit
Freelance actif, 5-15 devis/mois Notion Business (20$) + Make Free Volume suffisant pour bénéficier de l'agent de tri, coût couvert par les credits gratuits Make
Petite structure, 15-30 devis/mois Notion Business × équipe + Make Core (10,59€) Relances programmées et alerte sur devis dormants deviennent indispensables au-delà d'une personne
Besoin d'un vrai document pro avec signature intégrée PandaDoc (19$) ou Qwilr (35$) Génération de devis natif + e-signature — évite de gérer le PDF séparément
Déjà sur HubSpot avec budget Revenue Hub HubSpot Quotes (add-on, 57-98$/siège) Cohérence totale avec un CRM déjà en place — au prix d'un module supplémentaire

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